

Technique du bâton court (Jo) inventée au 17e siècle par Muso GONNOSUKE. Trouvant que le bâton long (Bo) n'était pas adapté pour vaincre un adversaire armé du sabre, il élabora une technique différente.
La légende raconte qu'il put ainsi vaincre Miyamoto MUSASHI, le plus grand Samurai du Japon, infligeant à ce dernier la seule défaite de sa vie. Il créa alors l'école Shinto Muso Ryu. Le Jojutsu (
), L'Art du bâton court, ne vise pas à tuer l'adversaire, mais seulement à le mettre hors d'état de nuire. La technique du Jojutsu fut portée à son maximum d'efficacité par le Shinto Muso Ryu, qui enseignait 64 mouvements de base. L'école du Katori Shinto Ryu enseigne quant à elle douze techniques de maniement du Jo. Ces douze mouvements de base furent codifiés en 1955 et le Jojutsu devint alors le Jodo (
), « la Voie du bâton court ».
Dans l'entraînement comme dans les combats, les combattants, vêtus d'un Hakama (jupe pantalon) et d'un Haori (sorte de veste), ne portent aucune protection. Le pratiquant de cet art se nomme Shijo. La police japonaise fait un grand usage du bâton court pour le contrôle des manifestants. Outre le Shinto Muso Ryu, une autre école est reconnue pour ses techniques d'intervention très efficace, celle du Kukishin Ryu. Jigoro KANO, le fondateur du Judo, aurait étudié le Kukishin Ryu avec Toshitsugu TAKAMATSU, le dernier grand maître Ninja. Morihei UESHIBA, fondateur de l'Aikido, aurait également étudié cet art.