Le Sogo Budo est une synthèse d'arts martiaux traditionnels japonais. Les grands maîtres fondateurs des Budo (arts martiaux) contemporains tels que Gichin FUNAKOSHI (Shotokan Karatedo), Jigoro KANO (Kodokan Judo) et Morihei UESHIBA (Aikikai Aikido) avaient déjà instauré ce principe dans leur pratique. Leur esprit de recherche de synthèse et d'analyse est à l'origine de l'ouverture des arts martiaux japonais au niveau mondial.
Le terme Sogo Budo fût utilisé vers 1960 par Shigeru EGAMI (Shotokai Karatedo) pour désigner l'enseignement complémentaire à son Karaté. La synthèse de Sensei EGAMI comprenait à sa base l'enseignement du Karaté, du Judo, de l'Aïkido, du Kendo et du Bojutsu.
Tetsuya HIGUCHI reprit ce principe dans son enseignement. Il intégra l'enseignement du Judo, du Kendo, du Ninjutsu, du Iaido et du Jodo. De plus, Sensei HIGUCHI est une autorité mondiale en matière de Taihojutsu (synthèse d'arts martiaux sur les méthodes d'arrestation). Il fût maître instructeur d'arts martiaux pour la police de Tokyo et du Kidotai (S.W.A.T.) durant plus de 20 ans.
Avec plus de 25 ans de pratique et d'enseignement, Sensei Steve GOSSELIN a mis au point des programmes d'entraînement fondés sur les principes martiaux. Les programmes progressifs et structurés permettent aux membres d'évoluer à leur rythme.
Le programme de Sogo Budo du Shindokan comprend les principes des disciplines martiales suivantes:
Au fil de son apprentissage, le membre intègre de nouvelles notions à celles déjà acquises pour former un tout. Un des objectifs du Sogo Budo est axé sur la diversité des techniques qui permettent une adaptation en toute situation.
Le Sogo Budo englobe les trois composantes qui forment l'équilibre pour un entraînement sain et durable :
La technique seule n'est pas efficace, l'union du corps et de l'Esprit est efficiente et c'est l'étude de la technique qui favorise cette union.
Le programme d'entraînement physique vise une mise en forme des membres :
Le programme Sogo Budo possède un répertoire de plus de mille (1000) techniques martiales. Trois cent soixante (360) ont été sélectionnées et réparties sur cinq grades (Kyu) représentant les étapes avant l'obtention de la ceinture noire 1er degré (Dan). Cent-vingt (120) techniques sont obligatoires pour l'obtention de la ceinture noire 1er degré (Shodan). Les techniques sont classées par familles pour uniformiser l'enseignement et diriger les pratiquants tout au long de leur apprentissage.
Voici quelques-unes des familles de techniques qui sont intégrées dans le Sogo Budo :
Les techniques du Sogo Budo ont été sélectionnées en fonction de leur efficacité et de leur représentativité de l'art martial intégré.
Sogo Budo vise une autodéfense qui va au-delà de l'efficacité.
Le programme définit à chaque grade le niveau d'agression et de mise en situation auquel le pratiquant doit être en mesure de faire face :
Le Sogo Budo préconise d'éviter une situation de crise par une attitude de confiance en soi et de contrôle par le verbal. Toutefois, advenant que la situation ne puisse être maîtrisée sans intervention physique, le pratiquant pourra agir avec justesse et contrôle en fonction du danger de l'agression.
Il ne s'agit pas de vaincre mais de convaincre. La véritable victoire, c'est lorsque notre ennemi devient notre allié.
En Sogo Budo, au-delà de l'entraînement physique et des techniques martiales, il y a l'Esprit.
L'Esprit est le cœur de l'enseignement. Le Sogo Budo ne se veut pas un survol des arts martiaux mais une compréhension profonde des principes martiaux. Le terme Dojo signifie "lieu de l'éveil". Le pratiquant de Sogo Budo cherche à découvrir en lui de nouvelles aptitudes et qualités :
Le Dojo est le terme utilisé pour désigner l'endroit ou l'on s'entraîne. Notre Dojo se nomme Shindokan, ce qui peut se traduire par: École de la voie de l'Esprit.
Lorsqu'on a les mains pleines, on ne peut rien recevoir. Il faut d'abord vider nos mains et accueillir. Il en va de même pour l'Esprit.
Voici quelques paroles qu'un grand maître d'arts martiaux nous a laissées, Sensei Minoru MOCHIZUKI :
« Il faut visiter le monde pour évoluer. De cette façon, on comprend que les arts martiaux n'appartiennent à aucune nation et que l'expérience naît du partage avec les autres. »
« J'ai retenu trois choses de mon travail avec Sensei UESHIBA (Fondateur de l'Aikido) : vivre libre, ne rien imposer aux autres et savoir donner. »
« Que ce soit dans la vie ou dans l'étude des arts martiaux, tout est une question d'équilibre. Quand on apprend une technique, on reçoit, quand on l'enseigne, on donne. Quand on donne, on ne perd donc rien, car en retour, si notre esprit est tourné vers le don sincère, on apprend toujours une vérité. »
Minoru MOCHIZUKI, 10e Dan, Hanshi.
Finalement, les pratiquants sont libres de mettre l'accent sur un des aspects du Sogo Budo en fonction de leurs objectifs et motivations personnels.
Ce que l'on recherche est souvent plus près qu'on ne le pense.